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Vote de l'étude complémentaire: abstention des Verts

Ce 5 avril 2004 avait lieu le premier Conseil de Georges Frêche depuis sa victoire aux régionales et beaucoup se demandaient s'il avait changé, car pendant la campagne électorale il avait montré une image très ouverte et à l'écoute de chacun. Qu'ils en soient rassurés (ou déçus), c'est le Frêche d'avant les régionales qui est revenu: aggressivité envers les quelques élus prenant la parole, attaques nombreuses contre des personnes absentes, votes expédiés en moins de 2 secondes (si personne ne prend la parole on va voter, qui est contre, qui s'abstient, unanimité), récitation de sections de l'encyclopédie pendant 30 minutes avant chaque vote important (il y en avait deux: le lancement de l'élaboration du SCOT et l'étude complémentaire du tramway), attaque un peu basse contre des élus âgés qui s'accrochent trop longtemps et finissent par être battus au bout de 27 ans...

Georges Frêche semble encore mal à l'aise dans ses multiples mandats (déjà président de la région, encore maire de Montpellier), au point que son discours est souvent difficile à suivre: bien qu'il s'agisse d'un conseil d'agglomération, il s'exprime tour à tour en tant que maire de Montpellier (longue présentation sur le futur de la zone odiséum, discussion sur la date du prochain conseil municipal...) ou comme président de la région (aucun projet cité, sauf l'abandon de diverses procédures et acquisitions lancées par Jacques Blanc).


Le premier vote important concerne le SCOT (Schéma de COhérence Territorial, créé par la loi SRU): point n°40, discuté 3 heures après le début du conseil. Le projet présenté propose une élaboration en "ateliers" (en 2004) et en "conférences" (en 2005), pour une soumission au 3e trimestre 2005 à l'enquête publique. Après plusieurs parenthèses hors-sujet du président, Jean-Louis Roumègas (Verts) parvient à s'exprimer: il souligne l'importance cruciale de ce document et regrette qu'il doive apparemment être élaboré uniquement par des spécialistes sans participation du public. Il n'obtient pas de réponse à ce sujet, bien qu'il reformule la question une deuxième fois. Il faut dire que la présentation du futur d'Odiséum et l'énumération de toutes les autoroutes à construire ne donne pas vraiment l'image de l'urbanisme maîtrisé que le SCOT est censé permettre d'atteindre.

Le deuxième vote important concernait donc l'étude complémentaire réclamée par les commissaires enquêteurs: point n°44 (voir l'information précédente). Le président "présente" l'étude, en indiquant juste le nombre de pages (110) dans l'étude qui feuillette en montrant de loin des pages contenant de dessins de tracés, mais au lieu de commenter ces tracés il fait des plaisanteries sur ce qu'on peut y voir. On ne saura donc pas (ni même les élus, d'ailleurs) quels sont les tracés étudiés et les critères de choix! Ensuite, il fait encore une fois une très longue divagation hors-sujet, à l'issue de laquelle il déclenche brutalement le vote en quelques secondes. Il remarque que les Verts ont demandé la parole mais refuse de la leur donner et fait le vote en leur indiquant qu'ils pourront s'exprimer après le vote. C'est une innovation montpelliéraine: la discussion qui a lieu après le vote et non avant. Cette méthode est intéressante, mais pas vraiment conforme aux traditions démocratiques de notre pays, et on peut se demander quelle est la validité juridique d'une décision obtenue de la sorte.

Toujours est-il que les Verts (7 élus) s'abstiennent: il est intéressant de remarquer que tous les points ont obtenus l'unanimité, sauf le point de loin le plus important, pour lequel le 2e parti de la majorité de l'Agglo a décidé de s'abstenir. On fait mieux comme vote unanime en vue d'un éventuel recours devant le Conseil d'État!

Après le vote, donc, Jean-Louis Roumègas, chef de file des Verts (et 2e sur la liste de G.Frêche aux municipales de Montpellier!), explique que les Verts refusent d'assumer la confirmation du tracé refusé par les commissaires-enquêteurs (il cite quelques extraits du rapport et rappelle que les arguments sont sévères contre ce tracé), et indique que les Verts préfèreraient de loin la réalisation immédiate d'un tronc commun Corum-Comédie-Gare, quitte à envisager d'autres solutions à tête reposée. Georges Frêche qualifie ces explications de "un peu vaseuses".


Les 8 derniers points de l'ordre du jour sont ensuite expédiés en quelques minutes.

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