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Mobilisation des riverains de la rue du Pont de Lattes
Émoi dans la rue du Pont de Lattes, qui part d'à
côté de la gare (rue de la Méditerranée,
Macadam Pub,...) et va jusqu'au boulevard de Strasbourg (au niveau de
l'avenue de Palavas). L'Agglo prévoit de faire passer la ligne 2
sans aucun égard pour leur quartier:
- occupation de la totalité de la largeur de la rue
(accès voiture des riverains sans doute en roulant sur les
rails, mais quid des livraisons et des déménagements???)
- dans le haut de la rue, pour rendre le profil vertical compatible
avec les rames Citadis, construction d'un mur de soutènement
à 1,50m de la façade et donc devant les commerces. Le mur
de soutènement, plus un petit muret, plus une barrière de
sécurité: c'est un véritable mur de la honte qui
est promis à cette rue.
- outre le préjudice pour les commerces et la gêne
pour les passants, il faudra faire un détour pour simplement
traverser la rue à pied!
- seule concession promise (suite à la reconnaissance des
nuisances importantes dans cette rue, selon la Commission
d'Enquête), la construction sur dalle flottante pour
réduire les vibrations dans les habitations. Vue la très
faible distance, c'est effectivement obligatoire.
Les riverains se sont mobilisés, et ont fait largement circuler
une pétition demandant une prise en compte correcte de leur
quartier: soit une modification supprimant la nécessité
du mur de soutènement (concrètement: élargir le
virage du tram en empiétant sur les voies SNCF, dont il faudrait
couvrir une partie), soit la suppression totale de ce tronçon
(en
réutilisant pour l'instant le tronc commun
Gare-Comédie-Corum avec la ligne 1).
Concernant ces deux possibilités, la première solution
est coûteuse et demanderait de lourdes formalités (accords
avec RFF et/ou SNCF, modification du projet avec enquête DUP
complémentaire...) et il est peu probable que l'Agglo,
pressée et à court d'argent, s'engage dans cette voie. La
deuxième solution est plus réaliste (coût
très inférieur, réalisable avec la DUP en
l'état) mais pour l'Agglo ce serait un reniement tant l'inutile
et coûteuse "boucle du Lez" semble depuis le début
être la motivation principalement de la construction de la ligne
2.
Au prix de demandes répétées, d'agitation, et
même d'une action en justice (rejetée pour vice de forme),
les riverains ont réussi à rencontrer un ingénieur
et à consulter des plans préliminaires: il semblerait
qu'aujourd'hui l'Agglo ne sait toujours pas ce qui va être fait
(ou elle ne souhaite pas le communiquer).
Le 14 décembre 2004, les riverains réunis ont
décidé:
- d'exiger des élus municipaux la suspension de tous les
arrêtés d'autorisation de travaux concernant la rue du
Pont de Lattes tant qu'une solution acceptable n'aura pas
été trouvée.
- d'organiser un "goûter de rue", samedi 8 janvier
à 15h, dans leur rue du Pont de Lattes. Il faut
amener de quoi manger et partager avec ses voisins!
- de protester bruyamment contre l'opacité des mesures
d'indemnisations: toute demande d'indemnisation doit actuellement
être visée par la TaM, qui est sous la dépendance
de l'Agglo. La procédure amiable d'indemnisation est unanimement
considérée comme une vaste mascarade.
Des actions juridiques au tribunal administratif sont également
envisagées:
- au titre des "travaux publics", pour obtenir des indemnisations
conséquentes, étant donné les nuisances pour les
résidents et les pertes de chiffre d'affaire prévisibles
pour les commerçants. Ceci étant possible sans limite de
délai de recours. Ceci est l'action la plus facile, susceptible
d'apporter de bonnes indemnisations, même si cela n'aura pas
d'effet sur le tramway lui-même (sauf si l'Agglo fait le calcul
du prix que vont lui coûter ces indemnisations!).
- en annulation de la Déclaration d'Utilité Publique.
Les délais de recours (2 mois) sont largement
dépassés, mais les éléments nouveaux qui
sont apparus petit à petit, après expiration du
délai de recours, peuvent réactiver ce délai. Ces
éléments incluent la construction du mur de
soutènement bien sûr (qui n'apparaissait pas dans les
plans soumis à l'enquête publique), mais s'inscrivent plus
largement dans une évolution sérieuse du projet avec la
suppression de la passerelle vers la Pompignane (pour justifier la
boucle du Lez), le report sine die de la ligne 3 (pour justifier
l'évitement du Peyrou), et le manque d'argent qui réduit
la longueur de la ligne (donc une ligne ne desservant que Montpellier
mais payée par 32 communes). Action plus délicate mais
possiblement d'une efficacité dévastatrice!
Quelques affiches ont été faites à l'occasion de
cette mobilisation (les deux premières sont disponibles en
résolution plus élevée, en cliquant dessus; pour
les autres, vous pouvez les sauver en faisant "clic droit" ou "clic
long", puis "sauver image sous..." dans votre navigateur):

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