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Le parking sous le Peyrou recalé par les Monuments de France
Le projet de parking de 1000 places sous l'esplanade du Peyrou a
été récemment rejeté par les Monuments de
France.
Ce projet, qui est ancien puisque la CCI le réclame depuis plus
de 20 ans, est devenu un débat fortement lié au tramway,
et que nombres de personnes réclament pour des raisons
d'ailleurs variées:
- la CCI et les commerçants de l'Écusson (en
particulier de la rue Foch) en espèrent une meilleure
accessibilité pour leurs clients automobilistes, et ainsi
concurrencer un peu les grandes surfaces de la périphérie.
- les résidents de l'Écusson et les Verts
désirent un parking très largement réservé
aux résidents, de façon à permettre à
ceux-ci de laisser leur voiture et donc de ne pas l'utiliser tous les
jours. Le problème des résidents est devenu plus aigu
depuis la piétonnisation de l'Écusson, qui a
supprimé de nombreuses places de parking.
- les habitants du quartier des Arceaux réclament depuis 7
ans de récupérer la jouissance de la place des Arceaux
(où se trouvait le gymnase des Arceaux), aujourd'hui transformer
en parking, et souhaitent qu'un parking sous le Peyrou permette de
supprimer le parking en surface.
Mais les arguments concernent largement le tramway:
- pour la CCI et les commerçants, le centre-ville risque de
mourir s'il ne dispose pas de la ligne 2 sur le Jeu de Paume et du
parking sous le Peyrou.
- pour la mairie, le projet de parking sous le Peyrou permet de
prouver (sincèrement ou non) qu'elle n'a pas abandonné le
centre-ville, malgré ce que disent certains (qui contestent le
développement de "Port-Marianne" et de "Oddisseum").
- pour les défenseurs de la ligne 2 au Peyrou, l'existence
même d'un projet de parking de 6 étages sous le Peyrou
permet d'évacuer tous les arguments selon lesquels le passage du
tram au Peyrou serait impossible (pour cause... des Bâtiments de
France!).
Au final, les seules personnes satisfaites de cette décision
sont celles, rares, qui font valoir que Montpellier compte
déjà beaucoup de places de stationnement
proportionnellement à la population, et qu'un tel parking en
plein centre serait une incitation à l'usage de la voiture
incohérente avec la politique de réduction des
déplacements en voiture qu'exige le Plan de Déplacements
Urbains. De façon notable, c'est en particulier le cas du 2e
parti de la majorité municipale de Montpellier, à savoir
les Verts de Montpellier, dont le chef Jean-Louis Roumègas a
fait savoir la satisfaction.
À l'inverse, nombreux sont ceux qui s'étonnent de ce
blocage, alors que des parkings ont pu être construits à
des endroits au moins aussi emblématiques: à Paris au
Louvre, à Marseille au Vieux-Port, à Avignon au Palais
des Papes,...
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