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La passerelle sur le Lez tombe à l'eau au Conseil d'Agglo
Un point rajouté in extremis à l'ordre du jour du
Conseil d'Agglomération du 15 mars 2005 entérine
l'annulation de la passerelle piétonne sur le Lez, entre la
station située près du Parc à Ballon (et
baptisée "Pompignane") et le quartier de la Pompignane. Cette
annulation était attendue, mais pour la première fois
elle est clairement affirmée par l'Agglo.
Les raisons qui motivent cette retraite décidée dans la
précipitation sont, d'après des fuites, la crainte que le
recours déposé contre la D.U.P. (Déclaration
d'Utilité Publique) par l'association des résidents de la
rue des Courlis n'obtienne gain de cause. Résumé: la rue
des Courlis est une voie privée, très étroite, qui
démarre avenue de la Pompignane et se termine en impasse
près du Lez. La passerelle piétonne était
prévue pour déboucher dans cette rue. Les
résidents se sont inquiétés, en outre d'une moins
grande tranquillité, d'un possible futur élargissement de
la rue avec expropriation d'une partie des jardins.
Représentés par l'incontournable cabinet Gras, ils ont
attaqué la D.U.P. sur plusieurs moyens, parmi lesquels l'absence
de justification de la station de tram et de la passerelle en regard de
la faible population desservie, les risques en cas de crue avec un
pilier en plein milieu du débouché du Verdanson dans le
Lez (une solution sans pilier central était plus coûteuse
et avec des contraintes pires pour l'accès des riverains
à leur garage), ou le choix arbitraire de cette rue plutôt
qu'une autre.
Sur le vote: cette décision, mêlée pour la
discrétion à diverses mesures d'économie pour la
ligne 2, n'est pas passée comme une lettre à la poste,
contrairement à l'habitude. Le chef du groupe Vert, Jean-Louis
Roumègas, a très clairement expliqué qu'il ne
pouvait pas soutenir ce projet, et le groupe s'est donc courageusement
abstenu. On ne sait pas si, en représailles, G.Frêche va
exclure les Verts de la majorité (comme lors du récent
vote du budget à la Région), mais il a paru peu
réactif, et a expliqué de façon énigmatique
qu'il ne pouvait pas répondre sur place à
Roumègas, et que ce dernier devait savoir pourquoi: on est loin
des réactions habituelles de Frêche (1).
Conséquence: nous sommes objectivement en face d'un
élément nouveau qui annule la justification principale de
la boucle du Lez (pour le reste, les quartiers desservis sont
déjà largement desservis par la ligne 1): ceci s'ajoutant
à un danger juridique permanent du côté de la rue
du Pont de Lattes (aucune solution technique n'ayant apparemment
été trouvée), la D.U.P. de la ligne 2 n'a donc
jamais été aussi fragile!
Sur un plan plus anecdotique, si le projet reste tel quel, on ne sait
pas si la station desservie par les rames à fleurs s'appellera
toujours "Pompignane", sachant qu'elle ne sera pas commodément
reliée au quartier ou à l'avenue de la Pompignane.
(1) par exemple, dans le Midi-Libre du 12 mars 2005: "Mes
amis et moi on tient tout. Ici, les rouges contrôlent tout. Tous
ceux qui nous affronteront seront brisés menus".
Contact à propos de ce site web: mjulier@free.fr