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Les infos |
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Le point des travaux, fin juin 2005
Travaux en cours
La ligne 2 se construit; cela ne fait aucun doute.
L'itinéraire initialement prévu par l'Agglo est suivi au
millimètre, ni le bon sens, ni 7000 signatures d'une
pétition pour un tracé plus rapide et moins
coûteux, ni la gêne inutile de riverains (Beaux-Arts et rue
du Pont de Lattes surtout), ni la maladie de G.Frêche
opéré à coeur ouvert, n'y auront rien
changé.
Coupure à la gare: après la coupure au Corum, c'est
maintenant à la gare que la ligne 1 est coupée, pour la
même raison: il faut poser des aiguillages. Se rajoute, à
la gare, la reconstruction du tronçon allant de la gare au Pont
de Lattes: la ligne est surélevée de façon
à rendre un peu moins problématique le passage dans la
rue du Pont de Lattes.
Toujours à la gare: reconstruction du Pont de Sète
(le parking en étage a été détruit et est
momentanément remplacé par un parking sur le terrain de
l'ancienne gare de marchandises, destinée ensuite à la
promotion immobilière). Le parvis de la gare, refait à
neuf à grands frais en 2000, est à nouveau cassé.
Les 9 places de stationnement pour vélos sont devenues 16, soit
77% d'augmentation.
Enfin, la gare de Montpellier a été rebaptisée
en "gare de Montpellier Saint-Roch" (Frêche laisse ainsi
sa trace en rebaptisant ce qu'il n'a pas construit), alors qu'il n'y a
qu'une gare à Montpellier. Sauf que Frêche rêve
(depuis 10 ans au moins) d'une gare TGV en périphérie,
sans correspondance avec la gare existante, au profit de la zone
"oddyssum" dont il rêve en remplacement du centre-ville. Autre
motivation avancée: le nom serait commercialement vendeur, comme
"gare Saint-Charles" à Marseille, et valoriserait ainsi le
quartier à construire sur les ruines de la gare de marchandises,
baptisé pour l'occasion "nouveau Saint-Roch". Et peu importe si
les Montpelliérains placent le quartier Saint-Roch autour de
l'église Saint-Roch, dans le centre historique.
Montpellier - la mer: toujours aussi mauvais
L'été a commencé, et la saison des bains de mer
avec. Comment aller à la mer sans voiture? Depuis la sortie de
Palavas de l'Agglo le 1er janvier (et plus tôt la sortie de
Mauguio-Carnon), la question s'est compliquée.
- Jadis, c'était simple: aller à la gare
routière, et prendre le bus de Palavas (tarif urbain), ou le bus
de Carnon et La Grande Motte (tarif plus élevé et
fréquence très faible, car hors Agglo).
- Aujourd'hui, après des mois de tractation, le
département a rétabli un autobus vers Palavas. Le
tarif est dissuasif: 3.20 Euros par trajet, et encore il faut d'abord
prendre le tramway pour rejoindre l'arrêt "Port-Marianne"
(rond-point Ernest Granier): faute d'intégration tarifaire, les
prix s'additionnent! Les usagers grondent mais ne savent à qui
s'en prendre: à Palavas qui a quitté l'Agglo, à
l'Agglo qui a joué la politique de la terre brûlée,
ou au département qui a fait preuve d'une mauvaise
volonté évidente?
- Pour Carnon et la Grande Motte: pas de changement par
rapport à l'année dernière, il faut prendre le bus
(cher et trop peu fréquent) à l'arrêt
"Port-Marianne". Les usagers ne grondent plus, car ils avaient
déjà renoncé à prendre le bus.
- Pour Palavas (les Roquilles) et Carnon-centre, les plus
économes prennent le bus n°18 de la TaM direction
Pérols, jusqu'au terminus aux Cabanes de Pérols, puis
marchent jusqu'à la mer. Presque 2 km de marche au soleil, ce
n'est guère apprécié, le trajet est long mais la
différence de prix en vaut la peine pour les petites bourses. Le
bus se prend à l'arrêt "Port-Marianne" du tram, mais le
même billet suffit pour le tram et le bus.
- Villeneuve-les-Maguelone est maintenant l'unique accès
à la mer de l'Agglo, et un bus y va au tarif urbain. Mais le
terminus est fort loin de la mer. Alors l'Agglo prête des
vélos (Tam-vélo) pour terminer le parcours.
Intéressant!
- Le trajet peut également se faire à vélo,
soit par les bords du Lez jusqu'à Palavas (très
agréable), soit par la route de Palavas (rapide mais
désagréable et dangereuse). La location de vélos
par la TaM a pris de l'ampleur et rencontre un franc succès. Le
trajet vers Carnon est également possible, mais la partie entre
Pérols et Carnon a encore quelques point dangereux (que le
département a prévu d'améliorer).
- Pour ceux qui, faute d'autre solution, choisiraient la voiture:
mauvaise nouvelle, car déjà que le stationnement à
la plage était difficile, celui de Maguelone a augmenté
(4 Euros quelque soit la durée), et celui entre Carnon et la
Grande Motte va devenir payant en 2006, suite à des travaux
visant à assurer la stabilité du cordon dunaire.
Pendant ce temps, l'Agglo emprunte pour payer la ligne 2
L'Agglo espérait (ou feignait d'espérer) que
l'État verserait les 100 MEuros qu'il aurait promis. Même
si la lettre du ministre Gayssot publiée sur ce site montre
clairement que la "promesse" était une simple hypothèse
soumise à des conditions qui n'ont été
respectées que pour la forme. Toujours est-il que par rapport
aux 5 MEuros réellement versés, il manque 95 MEuros.
La solution: l'emprunt. L'Agglo a donc signé avec la Banque
Européenne d'Investissement (info du Midi-Libre du 28 juin 2005)
pour 200 MEuros, dont 100 MEuros directement versés par la
B.E.I. avec un crédit sur 30 ans, et 100 MEuros dans lesquels
pourraient participer des banquiers locaux. Pour notre part, nous
aurions aimé réduire la taille de ce cadeau à la
génération suivante!
Vers une fusion des agglos de Montpellier et de Sète?
Jusque là, on ne voyait que le rétrécissement de
l'Agglo de Montpellier, de 44 communes initiales jusqu'aux 31 communes
actuelles, avec des départs motivés soit par des raisons
fiscales soit par le caractère dictatorial de G.Frêche qui
préside l'agglo de Montpellier, et avec le départ de
Palavas-les-Flots comme évènement le plus symbolique.
Pourtant, G.Frêche y croit toujours et a pour but de rassembler
assez de communes pour constituer une Communauté Urbaine, soit
500.000 habitants, qui permet d'avoir des subventions plus
élevées de l'État, et assure une plus grande
concentration des pouvoirs. Après une discussion avortée
avec l'agglo de Lunel (une manoeuvre maladroite semble avoir
fermé les portes à tout jamais), c'est avec l'agglo de
Sète que les discussions vont bon train. Le maire de Sète
est déjà partant, de même que le maire de
Frontignan.
Pour une fois, les médias sont unanimes, de "La Gazette"
(frêchiste irréductible) à "l'Agglo-Rieuse"
(nettement critique), tout le monde estime que cette fusion d'agglos
pourrait se faire dès la fin de l'année 2005. Seuls
bémols, certains estiment que "cela va trop vite", et le
préfet relève que même ainsi la population
n'atteindrait pas, dans l'immédiat, les 500.000 habitants.
Si cette fusion se fait, que peut-on espérer dans le domaine des
transports?
- un prolongement de la ligne 2 jusqu'à Frontignan et
Sète? (prolongement possible et que nous avions demandé
mais que l'itinéraire choisi ne privilégie pas)
- l'amélioration des TER entre Montpellier et Sète?
(peu probable, il s'agit d'une compétence régionale, et
il n'est pas prévu que la saturation de la voie ferrée
soit règlée avant la construction du contournement TGV de
Montpellier et Nîmes)
- une ligne 3 du tram de Montpellier construite plus rapidement?
(possible, mais comment les Sètois verraient-ils cette
utilisation de leurs deniers?)
Ce domaine dépasse largement la question du tramway: attendons,
et après tout ce n'est encore qu'une hypothèse.
Contact à propos de ce site web: mjulier@free.fr