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Amélioration des bus vers les plages

Le vaudeville des bus vers les plages continue, signe d'une improvisation étonnante car ce n'est pas une surprise que les Montpelliérains et les estivants peuvent avoir envie d'aller à la plage en été. Les modifications des lignes continuent à un rythme soutenu, ceci n'étant pas un scoop dans une ville où le plan du réseau de bus a presque toujours un temps de retard sur la réalité des circulations.

En direction de la désormais unique plage de l'agglomération de Montpellier, la plage de Villeneuve-les-Maguelone, le service a été rendu plus fréquent: le bus n°32 passe désormais toutes les demies-heures même le dimanche. Sans supplément de prix, on peut emprunter un vélo au terminus pour rejoindre la plage. Ce service fonctionne bien, mais il faut reconnaître qu'il s'agit d'un changement d'habitudes pour les Montpelliérains qui traditionnellement privilégient les plages de Palavas et de Carnon. Il semble que pour l'occasion la TAM a dû trouver des autobus supplémentaires ainsi qu'un lot de VTT.
Pour faire oublier le départ de Palavas de l'Agglo, G.Frêche veut faire de Maguelone "la" plage de Montpellier, en remplacement de Palavas. Il semble qu'en avril il s'est fait promener en autobus de la TAM en vue de créer une ligne de bus jusqu'à la cathedrale de Maguelone. L'étroitesse des routes et leur encombrement en été ne l'a pas permis. La solution "bus+vélo" ne serait alors qu'une solution de repli bricolée rapidement, en attendant des aménagements futurs susceptibles de permettre l'arrivée des bus jusqu'à la plage. Il reste que ce n'est guère facile, l'accès actuel pourrait difficilement être élargi, la protection des sites naturels rajoute une incertitude, et la mairie de Villeneuve-lès-Maguelone ne semble pas enthousiaste face à ce projet (la plage est naturelle, l'afflux de visiteurs risquent de générer des dégradations sans apporter le moindre bénéfice en échange).
En direction de Carnon, l'Agglo ne fléchit pas sur le thème qu'aucun accord n'est envisageable pour desservir les zones juste extérieures à son périmètre (alors que lors d'un problème analogue dans l'agglomération de Rennes, une solution avait été rapidement trouvée, sous la pression il est vrai d'une forte mobilisation de la population, ce qui n'est pas réellement le cas ici). Par contre, un geste a été fait, puisque le bus n°28, qui avait été interrompu aux Cabanes de Pérols, va maintenant jusqu'au pont de Carnon, ce qui réduit nettement la distance restant à parcourir à pied. Par contre les fréquences restent très faibles: le dimanche, en moyenne un bus chaque 1h30, pas vraiment une fréquence susceptible de réduire le problème récurrent des embouteillages et du manque de places de stationnement du côté des plages de Carnon.
Initialement, la décision de raccourcir la ligne 28, décision personnelle de G.Frêche, est arrivée à la TAM par fax le 31 décembre 2004 au soir pour application le lendemain matin, avec terminus aux Cabanes de Pérols. Mais l'effondrement de la fréquentation, et la présence un peu gênante de voyageurs désargentés parcourant à pied sous le soleil les 2 km restants, a forcé l'Agglo a revoir sa copie, malgré 2 inconvénients apparemment sérieux: 1) le bus fait demi-tour sur un rond-point situé sur la commune de Palavas; 2) le terminus se nomme "Pont de Carnon", du nom de la commune de Mauguio-Carnon qui a elle aussi quitté l'Agglo de Montpellier.

Bien entendu, la plupart des travaux nécessaires ont été faits nuitamment: on reconnait ici la griffe de G.Frêche qui avait habitué les Montpelliérains aux travaux nocturnes pour toutes les affaires politiquement gênantes (comme la réinstallation des panneaux indicateurs vers le Polygone, retirés illégalement lors de la fermeture de l'avenue de la Mer en 1998) ou impopulaires (comme lors de l'affaire du parking de la place de Canourgue...).

Ligne 28: arrêt supplémentaire "Pont de Carnon"
Terminus provisoire sens Montpellier=>Carnon
Nouvelle tête de ligne, sens Carnon=>Montpellier
Annonce du prolongement de la ligne 28
Terminus provisoire en arrivant depuis Montpellier au Pont de Carnon: simple "bitumage" du bas-côté agrémenté d'un panneau provisoire.
Construction de la nouvelle tête de ligne au Pont de Carnon. L'abris-bus n'a pas encore de toit mais déjà la pub pour la Septimanie de Frêche. Au fond: le fameux "Pont de Carnon" qui enjambe le canal du Rhône à Sète.

Changement d'itinéraire du Petitbus/Guilhem

Du côté du centre-ville, nouveau changement de l'itinéaire du petit bus, actuellement baptisé "Guilhem". La question est: comment un autobus dont l'itinéraire change du tout au tout 1 à 2 fois par an depuis de longues années (excepté les 4 ans d'arrêt entre 2000 et 2004) peut-il espérer trouver un jour son public, qui le plus souvent ne peut pas compter sur son plan du réseau, ni d'ailleurs sur le site internet de la TAM: le plan n'est indiqué que sur les arrêts (mais il y est bien indiqué).

En interne à la TAM, il se dit que ce nouvel itinéraire (alors que le précédent, après un départ catastrophique, commençait enfin à avoir quelques passagers) a pour but de réduire encore le nombre de passagers, et que la suppression du Petitbus est dors et déjà planifiée. Si ces fuites sont exactes, la TAM jouerait en quelque sorte le même jeu que la SNCF avec les trains Corail dont elle organise l'échec commercial au profit du TGV et dont elle fausse les résultats en ne comptant, sur des lignes interrégionales très lentes, que les voyageurs qui ont pris le train de bout en bout. Déjà, la TAM avait organisé l'échec du bus de rocade "La Ronde" avec des retards incessants et des bus manquants non remplacés, avant de supprimer le tronçon sud de la boucle peu après sa mise en service.

La blague de la rame "Septimanie"

Cette information est compilée à partir du site d'Édouard Paris, qui a publié (lors d'une "photo de la semaine") la photo de la rame nommée "Septimanie" mise au rencard provisoire.

Rappel: lors de la construction de la ligne 1 du tramway, chaque rame a été baptisée du nom d'une des communes de l'agglomération de Montpellier (sauf la rame "Département de l'Hérault"), comme reconnaissance envers tous les collectivités locales ayant contribué financièrement à la ligne 1. Depuis, les noms de baptêmes, qu'aucun voyageur ou presque ne remarque, ont suivi les fluctuations de la vie politique locale. Quand Villeneuve-les-Maguelone est rentrée dans l'agglomération, elle a donné son nom à une rame. Quand Palavas a quitté l'agglomération, la rame qui portait son nom a illico été rebaptisée en "Septimanie", qui est comme chacun sait le nom que Georges Frêche voudrait donner à la région Languedoc-Roussillon. Ces fluctuations, si elles ne sont pas attendues vu le contexte politique, sous la direction de G.Frêche qui est pathologiquement attaché à l'importance des noms de baptême et qui est prompt à classer chacun comme "ami" ou comme "ennemi", ne sont pourtant pas très justes: Villeneuve-les-Maguelone n'a pas contribué à la construction de la ligne 1, pas plus que la région Languedoc-Roussillon (ou "Septimanie" selon G.Frêche), tandis que Palavas a bien payé sa part de la ligne 1.

En juillet 2005, E.Paris a relevé sur son site internet que la rame "Septimanie" faisait partie des 8 rames mises au frigo sur le tronçon temporairement inutilisable entre la gare et odisséum, et concrètement stockées au niveau des terrains vagues de l'avenue du Mondial 1998.

Le plus drôle: les rames ont récemment été déplacées de quelques mètres, mettant la rame "Septimanie" quelque peu à l'abri des regards derrière les arbres. Par pudeur? Si c'est le cas, cela démontre une fois que plus que nos dirigeants savent identifier les vrais problèmes qui touchent la vie de leurs concitoyens!

Contact à propos de ce site web: mjulier@free.fr