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Les rames de la ligne 2 vues sur la ligne 1
Ce 20 juin 2006, une petite surprise nous attend au virage en
épingle en cheveu que décrit la ligne 1 devant la gare
SNCF: une rame de la ligne 2 circule, une vraie avec son horrible
pelliculage à grosses fleurs. Elle circule à vide, avec
comme destination indiquée "ESSAI". En soit ce n'est pas un
scoop (voir la
photo d'une rame aperçue sur la Comédie le 19 juin, sur
le site web d'Édouard Paris).
Certes il avait déjà circulé une rame à
fleurs précédemment, mais il ne s'agissait que d'une rame
de la ligne 1 déguisée temporairement avec le pelliculage
destiné à la ligne 2.
Cette fois-ci, il s'agit du véritable matériel de la
ligne 2: rames à 3 bogies et à 5 caisses (dont 3 caisses
solidaires des bogies, sans l'articulation qui existe entre la caisse
et les bogies d'extrémité sur la ligne 1). À noter
également, les disques de freins ne sont plus apparents (ils ont
été cachés, histoire de réduire le bruit).
Dans le virage en épingle en cheveu, le passage a
été plutôt silencieux, sans le moindre crissement.
Mais c'est surtout après les pluies, quand les crissements de la
ligne 1 deviennent épouvantables, qu'il faudra juger le nouveau
matériel. Il n'empêche que ce matériel semble
sensiblement plus silencieux que l'ancien (ce qui n'est guère
étonnant, Montpellier a "bénéficié" du
premier Citadis d'Alstom, qui depuis a évidemment corrigé
quelques problèmes, d'autant que le Citadis se vend
extrêmement bien en France et à l'étranger). Par
contre, l'électronique ne semble pas avoir été
améliorée au niveau du bruit, car les micro-vibrations
transmises aux roues par les moteurs semblent toujours aussi fortes:
plus prosaïquement, le bruit de casserole quand le tram
accélère ou ralentit ne s'est pas atténué.
Le contribuable prévoyant se demandera à juste titre si
les nouvelles rames roulent bien, c'est-à-dire si elles usent
beaucoup les rails, et si elles-mêmes s'usent rapidement. Mais
ceci n'est pas encore évaluable, et il s'agit d'une
échelle de temps trop longue pour être prise en compte par
les politiciens qui sont élus pour quelques années, ni
par les entreprises gestionnaires de transports. Cependant on a pu voir
en Allemagne des nouveaux travaux à plancher bas partiel (contre
plancher bas intégral ici), avec pour seules justifications que
c'est ainsi plus économique, et que cela roule mieux: force est
de constater qu'à Montpellier, comme ailleurs en France, ces
arguments de bon sens ne sont pas ceux qui sont utilisés pour
choisir le matériel.
Contact à propos de ce site web: mjulier@free.fr